Anaïs Raoux, co-fondatrice de l’école inversée Wake Up


Orientation épanouie / mardi, mars 5th, 2019

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Wake Up est une école de développement personnel située à Paris. J’étais particulièrement enthousiaste à l’idée de vous présenter ce nouvel épisode de podcast, car, si j’ai découvert la philosophie de Wake Up sur le tard, j’ai été complètement séduite pour l’approche des trois co-fondateurs, Anaïs, Sébastien et Lars.

Les résultats du test Boussole, que vous pouvez réaliser gratuitement en ligne, se sont révélés être particulièrement pertinents dans mon cas. J’ai poursuivi l’expérience en écoutant la douce voie d’Anaïs au travers de son cours audio. A mi-chemin entre philosophie, psychologie (Sébastien est un mordu de Carl Jung, ce médecin psychiatre disciple de Freud) et développement personnel, il m’a permis de franchir une étape supplémentaire dans ma transition professionnelle.

Vous retrouverez ici l’essence de mon échange avec Anaïs, qui est revenue sur son propre parcours ainsi que sur les missions de Wake Up.

L’émancipation comme prisme d’orientation

Anaïs vient du sud de la France, et a une maman particulièrement attachée aux valeurs de sécurité véhiculées par le CDI. Comme pour beaucoup de parents très impliqués dans l’orientation de leurs enfants, la maman d’Anaïs est préoccupée par la problématique des débouchés professionnels.

Pour s’ouvrir toutes les portes, Anaïs s’engouffre dans la voie toute tracée que compose le fameux doublet prépa et école de commerce. Rapidement, elle est étouffée par le système de la classe préparatoire. Qui n’a pas entendu un.e ami.e conter les mérites de cette fameuse classe prépa ? Sévérité des professeurs, gavage de connaissances, petits rituels gentiment humiliants tels que la distribution des copies par ordre croissant ou décroissant…

Anaïs intègre finalement une école de commerce post-bac, qui comme tous les établissements de ce type, coûte son pesant de cacahuètes. Le master en apprentissage apparaît comme la solution salvatrice, afin d’alléger un peu le poids financier qui repose sur les épaules de ses parents.

L’apparition du masque

Anaïs, qui manipule les chiffres avec aisance, se dirige alors vers l’audit financier. Consciencieuse, elle se pare de ses plus belles qualités d’analyse et de rigueur pour se fondre dans le décor. Ses efforts paient car on lui propose le saint-graal CDI, à Paris.

Avec le recul, elle mesure combien elle s’éloigne alors de ce qui fait sa singularité, à savoir d’être créative, intuitive et empathique. Anaïs se démène au cours de longues journées de travail pour ensuite s’effondrer de retour chez elle, lasse d’avoir porté ce fameux masque toute la journée.

Revêtir sa casquette d’explorateur.rice

Vous l’aurez compris, j’en étais aux heures les plus sombres du parcours d’Anaïs. Se morfondre ne constitue pas une solution satisfaisante pour la jeune femme. C’est ainsi qu’elle revêt sa casquette d’exploratrice, s’engage bénévolement et part frapper aux portes de professionnels qui la lui ouvrent volontiers.

Et oui, s’il est bien une chose que j’ai apprise des mes quelques années de recherche de stages et d’emplois, c’est que les enquêtes « terrain » ou enquêtes « métier » fonctionnent généralement très bien. Solliciter un peu du temps des gens en faisant preuve de curiosité pour leurs missions et leur quotidien suscite, le plus souvent, un accueil très réceptif !

En juin 2015, c’est le grand saut. Anaïs démissionne, et se retrouve au pied du mur des « trois mois » pour trouver son prochain poste. Elle se fait d’ailleurs accompagner par une coach qui la met sur la voie de ses forces et ses talents… et trouve finalement le job qui va la faire vibrer : déléguée générale d’une association d’entrepreneurs. Au contact de ce milieu stimulant et riche en innovations, elle se révèle.

Aider les autres à changer de vie

Etre coincé.e dans un job qui ne nous plaît pas, ce n’est pas une fatalité. Ces mots, Anaïs va les distiller aux personnes qu’elle croisera et qui admirent son changement de carrière. L’idée de Wake Up en est née.

Mais il y a une manière de le faire. Et la connaissance de soi en est la clé, pour éviter, comme Anaïs me le partage, de sauter d’un job à l’autre comme on changerait de chaussettes… Les co-fondateurs de Wake Up infusent donc du développement personnel dans leur accompagnement pour aider les changements de carrière de leur communauté d’élèves.

D’où l’école inversée. Pas celle où l’on passe 15 ans sur sa chaise avant de se demander qui l’on est et ce que l’on souhaite pour soi. Plutôt celle où l’on part de soi et où l’on prend conscience de ses talents pour s’orienter ensuite et mettre ses talents au service de la planète et de l’humanité.

Les conseils reçus font partie de notre histoire

J’aimerais conclure sur cette jolie parole d’Anaïs, qu’elle a prononcée au début du podcast : « Les conseils que nous avons reçus font partie de notre histoire ».

Elle dit combien Anaïs a travaillé sur elle-même et sur son parcours. Elle dit aussi que dans des périodes d’incertitude compliquées à vivre, accepter le chemin parcouru, quel qu’il soit, est nécessaire pour avancer.

Elle nous invite à gagner en sérénité, sans pour autant transiger sur les critères nécessaires à notre épanouissement. Elle nous invite enfin à savoir se ménager de vraies pauses de réflexion, à reprendre notre souffle, afin de pouvoir fixer le cap de nos prochaines aventures. Et pour se faire, Anaïs nous incite à nous inspirer au travers du discours de Maria Schriver, journaliste américaine, prononcé lors d’une cérémonie de remise des diplômes. En un mot, l’ex première dame de Californie nous dit « Sachez appuyer sur pause ».

Retrouvez l’épisode n°7 de Graines d’orienté avec Anaïs Raoux via ce lien sur le blog, ainsi que sur iTunes et Soundcloud.

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