Apprendre à apprendre


Orientation épanouie / vendredi, novembre 23rd, 2018

– Temps de lecture : 3 minutes –

Apprendre… une fois adulte, “apprendre” rime bien souvent avec le temps révolu de l’école. Certains en retiendront le souvenir d’un bachotage intense et peu agréable. D’autres la curiosité que toutes ces nouvelles connaissances ont pu alimenter. Pour la majorité des salariés, de trop rares formations ou conférences intéressantes raviveront ponctuellement le goût d’apprendre.

L’obsolescence programmée des connaissances

Notre société est mouvante et le paysage de l’emploi évolue sans cesse (“chief operating officer” dit COO ou “product owner” – kézako ?). Dès lors, grande est la préoccupation de préparer les jeunes orientés au monde du travail de demain. Et cela passe nécessairement par… apprendre à apprendre.

Si vous lisez ces lignes, c’est qu’à force de tutoriels Youtube (un grand merci à Alex de WPmarmite) et de lectures sur d’obscurs sites dédiés à WordPress, j’ai pu mettre sur pieds ce blog. Rien d’extraordinaire, c’est vrai. Et pourtant, impossible de parvenir à ce résultat sans avoir appris à apprendre. A piocher dans les multiples voies d’apprentissage (seul, lors d’une formation) pour ouvrir le champ des possibles.

Il s’agit bien ici d’une véritable clé de résilience. Elle permet d’enrichir son travail au quotidien, mais aussi d’explorer différents métiers voire même de se réinventer professionnellement. Je suis convaincue qu’une orientation épanouie passe par cette possibilité d’apprendre à apprendre tout au long de notre vie.

Apprendre à apprendre pour permettre à tous les potentiels de se réaliser

En 2017, Catherine BecchettiBizot, Guillaume Houzel et François Taddei remettent à la ministre de l’Education nationale un rapport intitulé “Vers une société apprenante : rapport sur la recherche et développement de l’éducation tout au long de la vie”.

Un.e élève, tout au long de sa scolarité, aura la possibilité d’acquérir de multiples connaissances et certaines connaissances. Mais l’enjeu mis en lumière par le rapport va au-delà. Il s’agit de permettre à tous les potentiels de se réaliser. A “favoriser le développement personnel et professionnel à tous les âges et permettre l’engagement et la réussite de tous”.

Pourquoi cela est-il crucial ? France Stratégie soulignait en 2017 qu’un nombre important de jeunes français souffraient d’un manque de compétences « génériques » qui puissent soutenir la capacité de mobilité des individus face aux évolutions incertaines de l’emploi”.

Cultiver les compétences transversales 

Comment engager nos jeunes pousses à faire émerger leurs propres compétences transversales ? Le rôle de l’école dans le développement de la réflexion est bien évidemment fondamental. Quel que soit le profil du jeune, ses résultats, ses intérêts et ses passions (existantes ou non d’ailleurs !), prendre le temps de lui demander son avis, et surtout d’écouter et de valoriser son point de vue est essentiel. En somme, il s’agit d’attirer son attention sur l’importance d’interroger son environnement et de se positionner activement plutôt que d’être dans une position passive de consommateur.

Certains jeunes ne semblent pourtant pas réceptifs me direz-vous. Et en effet, leur rapport avec l’école ou avec l’environnement familial n’est pas toujours “fluide” au meilleur de l’adolescence 🙂 C’est bien normal ! Tous les enfants ne sont pas appelés à être happés par une passion, à se montrer ouverts et curieux du monde qui les entourent du premier coup. Mais les petites graines semées suivront leur cours, au rythme de chacun.

Les auteurs du rapport sur la “société apprenante” ajoutent : “Dans cette perspective, la fonction du maître, du formateur ou de l’éducateur passe du professeur ex cathedra qui transmet un contenu figé de connaissances à celle d’un guide ou d’un mentor qui oriente et accompagne, avec sollicitude et bienveillance, le cheminement de l’apprenant et l’aide à progresser.

Le guide ou le mentor peut revêtir le visage de nombreuses personnes, aux fonctions d’ailleurs complémentaires. Ainsi, l’environnement familial, scolaire et de l’orientation comptent autant d’acteurs qui contribuent au développement du jeune et de sa singularité, et, par la même occasion, d’une orientation épanouie et choisie.

Apprendre à apprendre, cela se réalise donc en partie pour soi et par soi, mais surtout avec les autres.

Et vous, avez-vous l’impression dû apprendre à apprendre au cours de votre vie professionnelle ? Comment encouragez-vous votre jeune orienté à s’inscrire dans cette dynamique ? Vous semble-t-il réceptif à cette idée ? Partagez vos vues en commentaire !

 

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