Catherine Testa, l’optimisme comme levier d’action


Orientation épanouie / jeudi, mars 28th, 2019

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L’optimisme n’est pas la naïveté : retour sur un sujet clé

Si je vous parle d’optimisme, je suis à peu près certaine qu’un sourire gentiment narquois s’esquisse sur vos lèvres. Et pourtant, si l’on y regarde de plus près, le sujet n’a pas grand chose à voir avec la naïveté. L’optimisme est d’ailleurs un critère d’évaluation scruté par plus d’un expert : la confiance pour les sociologues ou la consommation pour les économistes.

Mon invitée du jour s’appelle Catherine Testa. Elle est la co-fondatrice d’un média pas comme les autres, intitulé l’Optimisme, qui met en avant des initiatives qui transforment positivement la société. Énergique et pétillante, Catherine n’est pas avare de bons conseils. D’ailleurs, elle les distille dans son livre « Osez l’optimisme » paru en 2017.

J’étais très heureuse de pouvoir l’interviewer dans Graines d’orienté. L’orientation inspire rarement joie et enthousiasme ! Au contraire, il suscite plutôt de l’angoisse, et ce quelle que soit l’étape à laquelle on se trouve : premier choix ou bifurcation professionnelle. Catherine, qui porte un véritable engagement en faveur de la diffusion d’une dynamique positive dans la société, m’a apporté ses précieux éclairages. Je vous laisse les découvrir.

À l’écoute des évolutions de la société

Bonne élève, Catherine est orientée, comme il est d’usage, vers une filière scientifique option maths. Une voie qui ne lui permettra pas d’exprimer complètement son potentiel de créative. Par la suite, elle fait ses armes dans le développement durable. À l’heure des Greta Thunberg, le fait peut sembler banal. Mais en 2005, ce choix était plutôt visionnaire ! Dès lors, il m’apparaît clairement que Catherine a naturellement à coeur de s’investir dans des sujets de transformation sociétale.

La gravité du constat écologique est sans appel. Seule l’action permettra que le système ne s’effondre pas. C’est de cette partie importante de sa vie professionnelle que Catherine tire son goût pour la mise en lumière d’exemples de personnes engagées et inspirantes. Avec pour objectif ambitieux mais ô combien fondamental de recréer de l’empathie entre les Hommes.

Et comme aucune des évolutions majeures de la société ne laisse Catherine insensible, elle se penche par la suite sur le digital. Alors qu’elle renoue avec sa créativité, la question de son propre engagement surgit.

L’optimisme, un sujet englobant et levier

Catherine définit l’optimisme comme un pré-requis à toute action. Et nous démontre à quel point cela est important dès lors que l’on s’achemine vers la construction de projets de vie. Il s’agit par ailleurs d’un prisme à l’aune duquel on peut considérer maints sujets, personnels comme professionnels.

Forte des ces convictions, elle décide de mettre sur pied un blog dédié à l’optimisme. L’action et la transmission y prennent en toute logique le devant de la scène. L’initiative rencontre rapidement un véritable succès. Une communauté, sensible au parcours de Catherine, va se fédérer autour d’elle. Pour preuve, allez jeter un oeil aux publications de L’optimisme et de Catherine : je suis certaine que vous repartirez avec une bonne dose de vitamines pour la journée !

Et voilà, le média l’Optimisme est né. Si mon invitée se décrit comme une entrepreneuse malgré elle, elle se dit ravie des ramifications positives qui découlent aujourd’hui du projet.

Accepter nos bifurcations professionnelles

Pourquoi cette évolution majeure dans sa carrière ? Catherine n’avait pas été victime d’un burn-out, et était passionnée par ces sujets. Oui mais voilà, le sentiment de ne pas tout à fait être à sa place pointait le bout de son nez.

« J’avais le meilleur en soi, mais pas le meilleur pour moi ».

Catherine Testa, co-fondatrice de l’Optimisme.

Il n’empêche que se réinventer professionnellement peut être tout un poème. Surtout quand on souffre du syndrome de l’imposteur, précise Catherine. Au lancement d’un projet, faire fi du regard inquisiteur des autres n’est pas chose aisée ! J’avais donc hâte de demander à Catherine quels seraient ses conseils pour oser sauter le pas.

Renouer avec ce qui nous enthousiasme…

À quel moment a-t-on perdu notre élan d’enfant qui n’avait aucunement peur de prendre la parole en public ? Quand surgit cette crainte paralysante de l’échec ? Comme le souligne Catherine, le mot « enthousiasme » n’a pas vraiment sa place dans le système éducatif actuel…

Aussi, l’accent est trop peu porté sur la détection des possibilités des élèves. Les compétences douces, ou soft skills, sont encore mises de côté dans le système classique. Catherine regrette ainsi la prépondérance des notes, qui façonnent les élèves malgré eux.

Comment dépasser ce mauvais pli pris depuis notre plus jeune âge ? En mettant l’accent sur la créativité affirme Catherine. Également, elle nous invite à accueillir l’échec comme faisant partie intégrante de nos vies (ce qui devrait d’ailleurs être inculqué aux enfants dès l’école).

Et aller vers celles et ceux qui nous enthousiasment !

Quand j’interroge Catherine sur une de ses plus grandes fiertés, elle n’hésite pas : elle a su éduquer ses propres algorithmes. Rien à voir avec une vie parallèle dans la matrice, mais un constat simple : nous sommes la somme des 5 personnes qui nous entourent.

Et pour ne pas devenir la proie de son propre algorithme, rien de tel que de s’entourer de personnes qui agissent, chacune dans leur domaine et à leur mesure, mais qui restent résolument positives !

Catherine conclut notre entretien par un partage que je trouve capital. Elle dit ainsi qu’une fois que nous avons une vision claire de ce que nous voulons entreprendre, les capacités à faire se déploient alors aisément. On peut même se surprendre à déployer des habiletés jusqu’alors insoupçonnées. Mais, encore une fois, il n’y a pas de mystère : plus nous sommes investis dans une activité qui a du sens pour nous, plus les efforts nécessaires à atteindre nos objectifs s’en trouveront facilités.

J’espère que ces quelques conseils de Catherine retracés par écrit vous auront plu. N’hésitez pas à poursuivre cette lecture en vous saisissant de vous écouteurs pour retrouver la joie communicative et les paroles empreintes de résilience de mon invitée !

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